Les journalistes de France Soir contre leurs repreneurs

FRANCE SOIR
Vendredi 14 avril 2006

Comment Brunois et Rey ont tenté de nous séduire
La première gorgée de mise en bière

«Il faut se traiter d'enculés et de salopes. Sinon, on ne peut pas faire un journal... » : voici l'une des certitudes braillées par Olivier Rey, en fin d'année dernière, aux oreilles
des délégués de notre personnel. Excité, frénétique, brutal, blessant, le teint rôti, l'homme qui se prévaut de « 17 ans de service public » exhale si fort l'ivresse ce jour-là que l'assemblée s'en trouve incommodée.
Venu pour convaincre, celui qui veut reprendre France Soir ne suscite déjà, auprès des salariés, qu'effroi et nausée. « Il faut savoir ce que vous voulez pour votre journal, éructe-t-il encore. Je connais le métier, moi, je sais ce
qu'est un à-plat, un filet... Je joue pas dans la même basse-cour que Lakah (NDLR, l'ancien propriétaire de France Soir). Moi, je suis Savoyard, pas juif. Je ne suis pas un
voleur.» Sidéré, l'auditoire n'en est pourtant pas au bout de ses peines. «Avec moi, c'est fini les mecs qui se tirent à 4 heures de l'après-midi en faisant croire qu'ils partent en reportage », débagoule encore Rey, trahissant par là même toute la considération
qu'il porte à ses confrères journalistes. Brunois se veut alors drôle, pour apaiser le malaise : «Non, ils ne partent pas à 4 heures, ils arrivent à 4 heures ! » Naze. Ce jour-là,
heurtée par ce summum d'obscénité, de dédain et d'outrecuidance, notre rédaction, révoltée, se dit que vraiment, parfois, des gifles se perdent. Hélas, ce n'était là qu'une première gorgée de mise en bière.
Quelques semaines plus tard, c'est un Olivier Rey waterproof, affable et délicat qui reçoit, en catimini, dans l'opulent loft de Jean-Pierre Brunois, rue de Courcelles, quelques journalistes. Conscient du funeste de sa précédente prestation, le tandem se décide à jouer son va-tout, celui de l'opération séduction.
Bar titanesque, un chouette flipper derrière (mais éteint) et boissons à gogo mais il n'y pas assez de verres... boiseries ciselées sur une cheminée féerique, babioles aux odeurs de Drouot, meubles rupins, parfait parquet brossé au faubert. Au premier coup d'oeil, nul doute: sus à la gaillardise et au mauvais goût, le rendez-vous, cette fois-là, sera tout en raffinement. Et pour preuve de sa vertu, le promoteur Brunois fait vite entendre qu'il n'est pas n'importe qui : « Je connais des ministres, moi, et j'en tutoie certains. » Rey, lui, entre deux bouffées de Fortuna, révèle la substantifique moelle de son projet éditorial: «On va pas couvrir un match de foot pour raconter que Juninho a marqué un coup franc...», enseigne-til. «Ça, on s'en bat les couilles. Moi, ce qui m'intéresse, c'est de savoir dans quelle boîte de Lyon les joueurs sont sortis et si Juninho s'est tapé une pute».
Nous rions jaune. Dépités. «Pourra-t-on aussi rendre compte des moments intimes partagés par Jean-Louis Borloo et Béatrice Schönberg?», sonde malicieusement, mais de façon non anodine, l'un d'entre nous. Rey : «Mais oui, bien sûr! » Brunois : «Euh non, là, quand même pas...» Premier commandement: tu ne racoleras point sur le Kama-sutra des copains! En dépit des chichis de la rue de Courcelles, l'entreprise de drague tournera donc encore au bide. Comment aurait-il pu en être autrement? L'invraisemblable jugement prononcé par le tribunal de Lille n'y changera d'ailleurs rien. Car tous les enculés et toutes les salopes de France Soir en sont convaincus : c'est toujours la première impression qui compte.
Henri Jaune

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# Posted on Wednesday, 19 April 2006 at 6:10 AM

Qui ne va pas venir ce soir à la cinémathèque ?

Qui ne va pas venir ce soir à la cinémathèque ?
voir un film absolument génial de Fritz Lang...

# Posted on Tuesday, 18 April 2006 at 5:38 AM

Là où même les mémés aiment la castagne...

Là où même les mémés aiment la castagne...
Toulouse : agressions ordurières contre des catholiques en prière
9 avril 2006

A l'appel de Jean-Paul II (discours à Lourdes du 15 août 2004), une grande prière pour la vie, de sa conception à sa fin naturelle, parcourt le monde entier, dont la France.

Répondant à cet appel, des toulousains, dont l'association SOS Tout-petits, avaient organisé une prière publique devant la cathédrale Saint-Etienne à 15h, rassemblement déclaré en Préfecture, dans le respect des formes légales.

A l'appel, principalement, des anarchistes de la CNT (Confédération Nationale du Travail), des opposants se sont retrouvés à 14h au même endroit, pour contester le droit à la vie et proner la culture de mort. Cette manifestation, illégale car non déclarée, était animée d'un esprit de haine extrêmement violent.

Par des violences physiques, ces contestataires ont d'abord tenté d'empêcher les défenseurs de la vie de s'exprimer, comme le permet pourtant la Déclaration des Droits de l'Homme du 26 août 1789.

La police dut alors intervenir pour protéger le groupe de prière, et brandir ses boucliers pour se protéger elle-même.Des projectiles divers et dangereux furent envoyés sur les personnes qui priaient à genoux, comme des os de boucherie, des fruits pourris et des oeufs.

De plus, des discours ultra-violents, dignes des heures les plus sombres de notre histoire, ont fusé tels que : "à mort les cathos" "si Marie avait connu l'avortement, nous aurions pas tous ces embêtements" "deux planches, trois clous, voilà la solution" ou d'autres attaques ordurières contre le Christ, le Pape Benoît XVI et tout ce qui est sacré pour un chrétien.

De surcroît, des caricatures blasphématoires représentant une Croix enveloppée d'un préservatif, ou d'autres du même genre, étaient arborées sans le moindre respect.

Voilà ce qu'il en est aujourd'hui de la liberté religieuse en France, de la liberté d'expression, de la liberté de circulation ou de la liberté de conscience. Le droit est ainsi bafoué par la violence.

Le Réseau Chrétienté, en solidarité avec SOS Tout-Petits, réprouve ces atteintes aux libertés fondamentales reconnues par la république, et réaffirme son attachement à la défense de toute vie humaine, et de la dignité de l'homme.

L'association demande à ses sympathisants de prier pour toutes les victimes de la culture de mort et pour ses agresseurs.

http://www.chretiente.info/breve.php3?id_breve=1350

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samedi 8 avril 2006 (17h08) :
toulouse s'oppose aux anti IVG
2 commentaire(s).

Environ 500 militants pro-IVG ont perturbé, samedi après-midi à Toulouse un rassemblement de quelque 80 personnes hostiles à l'avortement, a constaté un journaliste de l'AFP.

Réunis à l'appel de l'association "SOS tout-petits" et de son président Xavier Dor, les anti-IVG, parmi lesquels Bernard Antony, ex-conseiller régional FN de Midi-Pyrénées, se sont alors réfugiés dans la cathédrale Saint-Etienne, devant laquelle était prévu le rassemblement.

Sous les slogans "Notre liberté, avortement, un droit, un choix", "C'est mon corps, c'est ma vie, je choisis" ou "Deux planches, trois clous, voici la solution", les personnes opposées à l'interruption volontaire de grossesse sont sorties de l'édifice religieux et se sont mises à genoux pour prier, protégées par un cordon de CRS.

Des quolibets ont accompagné des jets d'oeufs contre les opposants à l'IVG tandis que des jeunes femmes montraient leurs seins et que des pancartes comme "L'abus de religion peut tuer" ou "Un enfant quand je veux" étaient brandies par d'autres femmes avec masques blancs.

"La police n'est pas intervenue à temps. La majorité de la population francaise est silencieuse et ne se déplace pas. Une minorité commande la France", a dénoncé un militant hostile à l'avortement, qui a souhaité se présenter comme un citoyen "pour la France nationale".

De leur côté, les partisans de l'IVG critiquaient l'actuel "grignotage des droits". "Il y a actuellement un retour sur tous les acquis en matière de logement, d'éducation, de famille", a déclaré Pascal Lefebvre, du Mouvement français pour le planning familial pour qui il est "fou d'avoir à nous mobiliser pour faire respecter une loi qui existe depuis 31 ans".

Maya Claret, représentante de la LCR dans le collectif "Droits des femmes" a quant à elle dénoncé "un lobbying international à l'ONU, au Parlement européen, dans toutes les églises aux pouvoirs inimaginables".

Les responsables du rassemblement ont en outre fait appel à un huissier pour constater, selon eux, le manque de réaction des forces de l'ordre.

De : une toulousaine
samedi 8 avril 2006

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=25914

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Que cette ville me plait... Et qu'est-ce que j'adore aussi quand des gentils manifestants de droite et d'extrême-droite voient en face d'eux environ dix fois plus de contre-manifestants : c'est arrivé plusieurs fois ces derniers temps pour des manifestants anti-blocage...
Anti-bloqueurs dont je salue la créativité en matière de slogans : "Faites l'amour, pas la grève !" et mon préféré : "Bloqueur, branleur, tu finiras chômeur !" ; je sais reconnaître la créativité où qu'elle se trouve !
Créativité de la part des manifestantes anti-anti-IVG qui ont montré leurs seins devant la cathédrale ! Je crois que j'irais à la prochaine manif, si je n'avais pas peur d'y croiser quelqu'un que nous connaissons bien...

Voir aussi : http://rubriquesetbroc.over-blog.net/article-2401931.html
et Une femme en photo sur Wikipedia, probablement manifestante anti-anti-IVG

# Posted on Wednesday, 12 April 2006 at 1:14 AM

Au fil des épreuves sur dossier...

Au fil des épreuves sur dossier...
...j'ai découvert un type (honte sur moi si vous le connaissez tous !), qui s'appelle Félix Fénéon...

Article dans Wikipédia





















Félix Fénéon, par Paul Signac, 1890, New York, Museum of Modern Art.


Quelques extraits de ses Nouvelles en trois lignes :

« Le Dunkerquois Scheid a tiré trois fois sur sa femme. Comme il la manquait toujours, il visa sa belle-mère : le coup porta. (Havas.) »
« M. Abel Bonnard, de Villeneuve-Saint-Georges, qui jouait au billard, s'est crevé l'½il gauche en tombant sur sa queue. »
« Jugeant sa fille (19 ans) trop peu austère, l'horloger stéphanois Jallat l'a tuée. Il est vrai qu'il lui reste onze autres enfants. (Havas.) »
« Le mendiant septuagénaire Verniot, de Clichy, est mort de faim. Sa paillasse recèlait 2000 francs. Mais il ne faut pas généraliser. »
« Elle tomba. Il plongea. Disparus. »
« Mlle Paulin, des Mureaux, 46 ans, a été saccagée, à 9 heures du soir, par un satyre. »
« Madame Fournier, M. Voisin, M. Septeuil se sont pendus : neurasthénie, cancer, chômage. »
« Une machine à battre happa Mme Peccavi. On démonta celle-là pour dégager celle-ci. Morte. »
« Le syndicat de l'arsenal de Rochefort a décidé de présenter quatre revendications. Le refus ? La grève. »
« Un flacon flottait. Mauritz, de Sèvres, se pencha pour le prendre et tomba dans la Seine. Il est maintenant à la morgue. »
« Séquestrées, martyrisées, affamées par leur marâtre, les fillettes du Brestois Joseph, enfin délivrées, sont squelettiques. »
« Derrière un cercueil, Mangin, de Verdun, cheminait. Il n'atteignit pas, ce jour-là, le cimetière. La mort le surprit en route. »
« Au lieu de 175 000 francs dans la caisse de réserve en dépôt chez le receveur des contributions directes de Sousse, rien. »
« Mme Olympe Fraisse conte que, dans le bois de Bordezac (Gard), un faune fit subir de merveilleux outrages à ses 66 ans. »
« Les femmes rouges d'Hennebont ont saccagé les vivres qu'apportaient aux ouvriers rentrés aux forges les femmes jaunes. »
« C'est au cochonnet que l'apoplexie a terrassé M. André, 75 ans, de Levallois. Sa boule roulait encore qu'il n'était déjà plus. »
« Un b½uf furieux traînait par la longe vers Poissy le cow-boy Bouyoux. Elle cassa. Alors ce b½uf démonta le cycliste Gervet. »
« Le feu, 126, boulevard Voltaire. Un caporal fut blessé. Deux lieutenants reçurent sur la tête, l'un une poutre, l'autre un pompier. »
« Sous des noms toujours neufs, une jeune femme se place comme bonne et vite file, lestée. Gain, 25 000 francs. On ne la pince pas. »
« MM. Deshumeurs, de La Ferté-sous-Jouarre, et Fontaine, de Nancy, se sont tués, en tombant l'un d'un camion, l'autre d'une fenêtre. »
« La cour de Nancy a condamné à quinze jours de prison et 200 francs M. Gosse, curé de Bennay, qui outragea le percepteur, à l'inventaire. »

# Posted on Tuesday, 11 April 2006 at 8:59 AM

En direct..

En direct..
Un ultime coude à coude

© AFP
Le Cavaliere resterait en scelle. Alors que l'Italie se demande Chi ha vinto? Qui a gagné?, Silvio Berlusconi déclarait ce soir qu'il restait au pouvoir. Mais la soirée n'est pas finie puisque selon un comptage très complexe, les majorités peuvent encore basculer. Selon une projection de l'institut Nexus, la coalition de centre-droit remporterait 157 sièges au Sénat contre 152 à l'Union des partis de la gauche dirigée par Romano Prodi. Selon la même projection, l'union de la gauche aurait obtenu 49,8 % des votes pour le Sénat contre 49,1 % à la coalition gouvernementale sortante. Même chose à la Chambre des députés où les partisans de Silvio Berlusconi remporteraient 340 sièges contre 277 à la gauche. Mais l'institut appelle à la plus grande prudence dans l'interprétation de ses résultats. Un scénario rocambolesque pour les électeurs italiens à qui l'on annonçait à la fin du vote la victoire de la gauche.

50% à 54% des voix dans les deux chambres du Parlement, c'était ce qu'annonçaient les sondages sortie des urnes comme score de l'union de la gauche italienne. Romano Prodi l'emportait ainsi sur le président du Conseil Silvio Berlusconi, crédité seulement de 45% à 49% des suffrages exprimés (avec une marge d'erreur annoncée de plus ou moins deux points de pourcentage). En sièges, L'Union de l?ancien président de la Commission européenne obtiendrait entre 159 et 170 sièges au Sénat, la Maison des Libertés entre 139 et 150. Le taux de participation a été très élevé, avec 83,6% aussi bien pour la Chambre des députés et que pour le Sénat, selon les chiffres définitifs du ministère de l'Intérieur. En mai 2001, lors des précédentes législatives, le taux de participation avait été de 81,4% pour la Chambre et de 81,3% pour le Sénat.

"Il Professore" doute de son accession au pouvoir pour incarner le retour d'une Italie sérieuse et crédible après cinq ans de berlusconisme. En 1996, Romano Prodi avait en effet été le premier chef d'un gouvernement orienté à gauche depuis l'après-guerre et avait donné la priorité à la baisse des déficits publics pour faire entrer son pays dans l'euro dès 1999. Pendant sa campagne, cet économiste austère âgé de 65 ans a insisté sur l'assainissement des finances publiques, la lutte contre l'évasion fiscale et le retour de la morale en politique, dans un pays devenu selon lui "un self-service" gangrené par les intérêts particuliers.

# Posted on Monday, 10 April 2006 at 4:11 PM